Camp de chasse au Sénégal : simplicité

Camp de chasse à Tambacounda au Sénégal

Lorsqu'on part à la chasse au Sénégal, il est vivement conseillé de dormir dans un camp de chasse en pleine brousse, plutôt qu'un hôtel tout confort.
Un hôtel sera loin du territoire et par conséquent vous ferez plus de pistes qu'un camp en pleine brousse.
De plus, d'après l'expérience de mon ami chasseur, un hôtel est impersonnel et l'ambiance de convivialité genre "chasse" est impossible. Pour peu que l'hôtel soit ouvert aux autres touristes, vous serez considéré comme un pestiféré lors de votre retour avec votre fusil et vos habits "kaki".
Le camp de chasse à Tambacounda est composé de cases, d'un restaurant, d'un bar et d'une piscine.

camp de chasse

En arrivant au camp de chasse, on s'aperçoit très vite que c'est une réplique d'un village sénégalais avec un certain confort.
Le camp est complètement autonome.
Il possède une citerne alimentée par une pompe allant chercher l'eau dans la nappe phréatique à 65 mètres.
Un gros groupe électrogène éloigné des cases et du restaurant permet d'obtenir de l'électricité. Il ne fonctionne pas tout le temps. Seulement quand il n'y avait plus d'eau dans la citerne ou pour les besoins de la cuisine.
Bien sûr, le soir jusqu'au coucher, le groupe s'arrêtait. Une utilisation raisonnée sans gâchis.
Le camp est éloigné de Tambacounda assurant ainsi une tranquillité. Pendant une semaine vous êtes coupés du monde de la consommation. C'est une belle expérience de "décroissance".
A côté du camp, un marigot assez important est présent. Il permet d'observer toute la journée (surtout en mangeant) les oiseaux de la brousse venant s'abreuver. Choisissez ce type de camp avec un point d'eau pour profiter 24/24 h de la faune sénégalaise.

Marigot près d'un camp de chasse

Un four à pain en parfait état permettait d'obtenir chaque jour du pain frais. Un petit bonheur !!
La cuisine du camp était basique : crudités, viande, poissons, féculents et fruits. La viande était variée aussi bien du boeuf que du gibier : francolins et phacochères. Le jeune phacochère était un délice.
Le meilleur moment dans un camp de chasse c'est le soir. Après les passées aux tourterelles, tout le personnel du camp plumaient et on pouvait à l'apéritif déguster les filets de tourterelle coupés en petit dés.
Concernant l'apéritif, nous avions amené du champagne et du whisky de bonne qualité (acheté en duty free).
L'organisation du camp est la suivante. Chaque soir, le responsable, en fonction du lieu de chasse et du type de chasse, nous indiquait l'heure du lever. Le matin, une personne venait nous réveiller en douceur. Les pisteurs nous attendaient au restaurant après le petit déjeuner.
Le camp possède ses 4X4. Un chauffeur attitré vous conduit à la chasse. Je vous conseille de monter dans la benne du 4X4 avec les pisteurs. On apprécie plus les paysages et la faune. Laissés le confort des sièges aux personnes qui travaillent (pisteurs).
Pour les accompagnants des chasseurs, ils pouvaient soit venir à la chasse, soit rester au camp, soit visiter les villages autour du camp ou soit aller en ville à Tambacounda. Ma femme et ma fille m'ont accompagné dans ce camp de chasse. Elles qui d'ordinaire sont très urbaines (coiffeur, voiture, achat, téléphone, ordinateur, etc...) ont adorés ce séjour. Pas un jour d'ennui. Une véritable découverte écologique.
Dans le camp de chasse, un 4X4 était réservé aux accompagnants. Attention particulière très appréciée par nos femmes.

Mise à jour :07/09/2011